Transport routier : le Sénégal lutte contre les risques de corruption

Le gouvernement veut renforcer la transparence et mieux identifier les failles dans le secteur des transports routiers au Sénégal. Le gouvernement sénégalais souhaite renforcer les dispositifs de prévention de la corruption dans le secteur des transports routiers. À Mbour, le ministre des Transports terrestres et aériens, Abdoul Ahad Ndiaye, a appelé à mieux identifier les vulnérabilités du secteur afin d’y apporter des réponses adaptées. Cette démarche s’appuie notamment sur la cartographie des risques de corruption, au cœur d’un atelier organisé par l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC). L’objectif est d’identifier les situations à risque, d’en mesurer les conséquences et de définir des mesures permettant de limiter leur apparition et leur impact. Le ministre a notamment cité la gestion des documents de transport et les contrôles routiers, deux domaines particulièrement concernés par ces enjeux. Il a également souligné l’importance de renforcer la transparence sur les corridors routiers ouest-africains, dans un contexte marqué par des problématiques liées à la sécurité et aux trafics illicites. Abdoul Ahad Ndiaye a également mis en avant les efforts engagés pour moderniser et numériser les titres de transport. Selon lui, cette transformation doit s’accompagner d’une analyse des failles qui pourraient encore favoriser les pratiques de corruption. 🔎NOS ARTICLES À DÉCOUVRIR ▪️Le Sénégal à l’honneur au salon IFTM Paris ▪️Assister aux JOJ : Notre guide pratique▪️Le TER Dakar-AIBD bientôt en service ▪️SONDAGE : Votre avis sur le tourisme au Sénégal Le ministre a rappelé qu’une première démarche de cartographie des risques avait été menée dans le secteur en 2016. Elle avait notamment contribué à plusieurs évolutions, parmi lesquelles la numérisation des cartes d’immatriculation des véhicules et du permis de conduire, ainsi que la création de l’Agence nationale de la sécurité routière. Les travaux organisés à Mbour doivent se poursuivre pendant trois jours. Ils doivent aboutir à une hiérarchisation des principaux risques de corruption et à l’élaboration d’un plan d’action, avec l’ambition de renforcer la gouvernance et la transparence dans le secteur des transports publics au Sénégal. En début d’année, l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, avait lui annoncé l’introduction prochaine de 2 500 caméras piétons (bodycams) au sein des unités chargées de la régulation de la circulation routière. Vous avez aimé l’article « Transport routier : le Sénégal lutte contre les risques de corruption « ? Retrouvez plus de 400 articles dédiés au tourisme sur notre blog et inscrivez-vous à la Newsletter pour ne rien rater ! Transport routier : le Sénégal lutte contre les risques de corruption A LA UNE NOS BEST SELLERS