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Africa Tourism Awards 2026 : l’Afrique célébrée à Londres

Le 1er novembre 2026, Londres accueillera les Africa Tourism Awards, un rendez-vous consacré aux acteurs qui contribuent au rayonnement du tourisme africain. Zoom sur cet événement à venir. SOMMAIRE Les Africa Tourism AwardsLe Bénin, une destination qui gagne en visibilitéLe Sénégal peu représenté mais…F.A.Q Les Africa Tourism Awards Le tourisme africain sera à l’honneur le dimanche 1er novembre 2026 à Londres, à l’occasion de la deuxième édition des Africa Tourism Awards. Organisée au Hilton London Canary Wharf, cette cérémonie réunira des professionnels du secteur, des représentants de destinations, des compagnies aériennes, des groupes hôteliers et des acteurs de la promotion touristique du continent. Au-delà de la remise de prix, l’événement entend mettre en lumière les initiatives, les entreprises et les destinations qui contribuent à renforcer l’attractivité de l’Afrique sur la scène internationale. Dans un contexte de concurrence accrue entre destinations, cette reconnaissance constitue également une occasion de gagner en visibilité auprès des voyageurs, des investisseurs et des partenaires du secteur. 🔎 NOS ARTICLES À DÉCOUVRIR ▪️Interview de Julien Mallard, Directeur commercial adjoint Transavia ▪️Et si le Sénégal faisait revivre ses grands royaumes ?▪️Nos tests des compagnies aériennes vers Dakar ▪️Le Sénégal à l’honneur au salon IFTM Paris Le Bénin, une destination qui gagne en visibilité Parmi les pays africains mis en avant cette année, le Bénin se distingue par sa présence dans quatre catégories des Africa Tourism Awards 2026. Le pays est en lice pour les titres de destination touristique de l’année, destination culturelle de l’année, office de tourisme de l’année et vidéo touristique de l’année. Ces nominations témoignent de la place grandissante qu’occupe le Bénin dans la promotion touristique du continent. Depuis plusieurs années, les autorités béninoises multiplient les initiatives pour structurer l’offre touristique et renforcer l’image du pays à l’étranger. En septembre 2025, le gouvernement a notamment lancé la marque-pays « Bénin, un monde de splendeurs » et adopté un plan de développement touristique pour la période 2025-2029, doté d’une enveloppe budgétaire conséquente. Le pays mise également sur des partenariats avec des acteurs internationaux, dont Expedia Group (10 millions de visiteurs quotidien sur ses canaux) avec lequel il a signé un partenariat de promotion en 2025 afin d’améliorer la commercialisation de son offre et de toucher davantage de voyageurs étrangers. Le Sénégal peu représenté mais… Le pays de la teranga ne figure malheureusement pas directement parmi les nominés de l’édition 2026. Pourtant, le Sénégal ne manque pas d’atout et le lancement de la nouvelle saison touristique s’annonce prometteur, notamment avec l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 le 31 octobre prochain, première historique en Afrique. Tout de même, certains acteurs hôteliers présents dans l’écosystème sénégalais sont représentés dans cette édition. Accor et Onomo figurent parmi les groupes nommés dans la catégorie « Groupe hôtelier de l’année ». Leur présence au Sénégal illustre les liens entre le marché touristique national et les réseaux hôteliers qui opèrent à l’échelle africaine et internationale. Le groupe Accor possède ainsi quatre établissements au Sénégal, que sont le Novotel Dakar, le Pullman Teranga, l’Ibis Styles Dakar et le Movenpick Saly. De son côté, le groupe Onomo exploite également un établissement dans la capitale à travers le Onomo Dakar Hôtel. Onomo Dakar Hôtel – Novotel Dakar du groupe Accor Le transport aérien constitue un autre volet important des Africa Tourism Awards 2026. Six compagnies qui desservent le Sénégal figurent parmi les nommées dans les catégories consacrées aux meilleures compagnies régionales et internationales : Air Algérie, Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, Kenya Airways, ASKY Airlines et Air Côte d’Ivoire. Les Africa Tourism Awards ne se limitent pas aux destinations et aux compagnies aériennes. La sélection 2026 couvre un large éventail de métiers et d’activités qui participent au développement du tourisme africain ; destination touristique de l’année, office du tourisme de l’année, vidéo touristique de l’année ou encore média de l’année. Pour cette édition, le dispositif d’évaluation prévoit une combinaison de plusieurs regards : le jury compte pour 40 % de la note finale, le Balearica Awards College pour 40 % et le vote du public pour 20 %. Les lauréats seront annoncés lors de la cérémonie londonienne. Rendez-vous le 1er novembre pour les résultats, en espérant voir notre chère destination Sénégal y figurer pour les prochaines éditions. F.A.Q ➖➖➖Vous avez aimé l’article « Africa Tourism Awards 2026 : l’Afrique célébrée à Londres » ? Retrouvez plus de 500 articles dédiés au tourisme sur notre blog et inscrivez-vous à la Newsletter pour ne rien rater ! Africa Tourism Awards 2026 : l’Afrique célébrée à Londres A LA UNE

Constance Rouxel -rédactrice Web SEO – print et community manager au Sénégal

Installée dans le Sine Saloum depuis 2020, Constance Rouxel a fait des mots son métier et du tourisme son terrain de prédilection. Elle nous partage sa vision de la communication touristique à travers son entreprise La Plume de Constance, son regard sur le secteur et ses coups de cœur pour le Sine Saloum. @Interview I LOVE SENEGAL Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous raconter votre parcours ? Constance Rouxel : Bonjour chers lecteurs, je suis Constance ROUXEL, rédactrice Web SEO, print et community manager freelance depuis 2021, et fondatrice de La Plume de Constance depuis 2024. Je réside dans le Sine Saloum, au Sénégal, depuis 2020, mais je reste très attachée à ma région natale : la Bretagne. J’ai effectué toute ma scolarité dans le secteur du tourisme et de l’événementiel entre Rennes et Aix-en-Provence. J’ai toujours eu une appétence pour la communication et le marketing, je faisais des shootings photos avec mes copines et j’avais même plusieurs blogs 🙂 .  Je voyage depuis toujours ou presque, mon premier vol était à l’âge de 3 ans.  Concrètement, qu’est-ce que la « plume de Constance »  et qu’est-ce qui vous a amenée à devenir rédactrice Web & print et Community Manager ? Constance Rouxel : La Plume de Constance, c’est mon activité de rédaction et de community management : je mets des mots sur l’univers et les valeurs des marques, en particulier dans le tourisme. D’ailleurs, si vous vous demandez d’où vient le nom de mon entreprise : Plume est mon chat, une adorable compagne de rédaction, souvent installée à côté de moi quand je rédige.  Je suis devenue rédactrice Web par hasard, après mon installation au Sénégal. Je cherchais un emploi que je pouvais exercer depuis chez moi. En répondant à une offre en ligne, j’ai commencé comme rédactrice web SEO pour une plateforme de rédaction. J’ai appris sur le tas. En parallèle, je publiais sur LinkedIn, ce qui m’a permis de décrocher mes premiers clients. En 2024, j’ai créé ma société et, depuis, je continue de la développer. Aujourd’hui, être visible en ligne est devenu essentiel pour les acteurs du tourisme. Pourtant, le digital reste parfois sous-exploité. Pourquoi est-il important, selon vous, pour un établissement touristique d’investir dans sa communication digitale ? Constance Rouxel : Aujourd’hui, la communication digitale est un élément essentiel pour tout acteur qui souhaite être visible en ligne. Les voyageurs effectuent majoritairement leurs recherches sur Internet pour comparer, analyser et réserver leurs vacances que ce soit via les moteurs de recherche, les réseaux sociaux ou à l’aide de l’intelligence artificielle. Sans visibilité sur le Web, il est difficile pour un professionnel de développer son activité et donc de trouver des clients. Certes, la communication a un coût pour toute structure, mais quand elle est bien exécutée, elle est un allié indispensable. Crédit photo : Constance Rouxel À travers votre expérience, vous avez accompagné de nombreuses marques. Quels services proposez-vous concrètement et qu’est-ce que vos clients peuvent gagner à faire appel à vous ? Constance Rouxel : À ce jour, La Plume de Constance a accompagné plus de 15 structures entre le Sénégal et la France.  Mon offre est assez large pour une entreprise indépendante avec deux pôles principaux. La rédaction : ▪️Rédaction d’articles de blog ▪️Rédaction de pages de sites web ▪️Conception et rédaction de newsletters ▪️Rédaction de rapports et de livres blancs ▪️Création de brochures et de plaquettes de présentation et community management pour développer la visibilité des entreprises sur les réseaux sociaux. Pour des prestations sur mesure, je m’associe à des partenaires : photographe, graphiste et relectrice-correctrice, pour proposer à mes clients un résultat soigné et complet.  En passant par mes services, mes clients se libèrent de tâches chronophages, ils gagnent du temps et évitent d’être perdu dans les méandres du digital qui évolue vite. Ils disposent d’un suivi de A à Z.   Nous avons des échanges constructifs et transparents, ce qui me permet de livrer des contenus adaptés à leur marque et leur objectif. La Plume de Constance – Crédit photo : Constance Rouxel Vous mettez en avant cette volonté de « mettre des mots sur des expériences et des valeurs ». Comment traduisez-vous concrètement l’atmosphère, l’identité et l’ADN d’un établissement à travers vos contenus ? Constance Rouxel : Pour mettre en avant un lieu ou une marque, je pars toujours d’un audit, c’est là que le rôle du client est essentiel. Il complète un brief qui me permet de mieux comprendre son univers, ses clients et ses besoins.  J’analyse également les supports de communication déjà présents et si cela est possible je me rends directement sur le lieu ce qui m’aide à mieux traduire l’environnement, les expériences et les émotions dans mes textes.  Ma mission ? En finir avec le syndrome de la page blanche et les textes sans relief. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la manière dont la destination Sénégal est racontée, valorisée et promue à travers les différents canaux de communication ? Constance Rouxel : Le Sénégal est principalement connue pour sa capitale Dakar et sa station balnéaire de Saly. Néanmoins, quand je rentre en France, je me rends compte que beaucoup de gens ont des aprioris sur la destination ou disposent d’informations erronées sur le sujet. J’en déduis que la communication n’arrive pas jusqu’à eux ou qu’elle n’est pas adaptée. À mon avis, il est essentiel de revenir au basique, outre les structures internationales et les structures qui l’ont compris, beaucoup de lieux ne forment pas leur personnel à l’accueil et à l’expérience client. Autre point que je souhaite soulever : la propreté et la salubrité de certains espaces restent un enjeu, et elles influencent la perception de la destination chez de nombreux voyageurs. C’est un sujet sur lequel des progrès sont possibles et nécessaires.Pour terminer, je pense qu’avant tout, même de communiquer, il est primordial d’assurer les fondamentaux pour vendre la destination. Crédit photo : Constance Rouxel Selon vous, quelles expériences, destinations ou facettes du Sénégal mériteraient aujourd’hui d’être davantage mises en lumière ?

Sur les traces de Dinah Salifou – roi guinéen exilé à Saint-Louis du Sénégal

Entre la Guinée, la France et le Sénégal, l’histoire d’un roi exilé, des liens fraternels et un dernier vœu : retrouver la terre de ses ancêtres. À Saint Louis du Sénégal le 22 octobre 1897 s’est éteint Dinah Salifou CAMARA, roi des Nalous et peuples associés de Guinée. Successeur de son stratège oncle Youra Tawel, Dinah Salifou CAMARA a été déporté loin de sa terre natale sur fond de traitrise. Les liens entre Dinah Salifou et le Sénégal Issu de la même époque que le célèbre roi Lat Dior, les liens de Dinah Salifou avec le Sénégal ne se résument pas à son exil à Saint-Louis. En 1889 à l’occasion de l’exposition universelle, le jeune roi est invité à Paris par le Président de la République française Sadi Carnot. Les archives révèlent que le roi était accompagné d’une importante délégation de princes sénégalais, dont Macoundou Mbodj, prince du Saloum, Latgaraan Ndiaye, prince du Sine, Samba Yomb, prince du Walo ou encore Amadou Ndiaye, prince de Sangomar. Plus tard, son fils Ibrahim, formé à l’École des fils de chefs de Saint-Louis, fut décoré de la Légion d’honneur française en reconnaissance de son engagement et de sa bravoure en tant que lieutenant durant la Grande Guerre. Il fut également un proche ami de Blaise Diagne, célèbre homme politique, premier député d’origine africaine élu à la Chambre des députés française, dont l’aéroport international de Dakar porte aujourd’hui le nom. Le roi Dinah Salifou, sa femme, son fils et les princes sénégalais à l’exposition universelle de 1889 Roi lettré, fin stratège et visionnaire, Dinah Salifou a accepté l’amitié des autorités coloniales françaises au nom de la paix dans le Kakandé terre de rencontre et d’hospitalité qui longe le mythique fleuve Rio Nunez, témoin de la traite négrière au nord-ouest de la République de Guinée. Autrefois unifié, le pays nalou, partie intégrante du Kakandé s’étend jusqu’en Guinée Bissau. Les projets de la FODISAC C’est autour de la mémoire de l’illustre Dinah Salifou CAMARA mort en exil forcé au Sénégal que la fondation éponyme FODISAC, Fondation Dinah Salifou Camara a été créée en 2024 autour de l’humanitaire, de la protection de l’environnement et la valorisation du patrimoine historique. Un méga projet de mausolée et de musée a été co-construit en 2024 avec une ONG de droit guinéen, le Symposium Mémoriel de Guinée( SyMeG) de Mohamed Afann Kaba à Denver aux États Unis. Ce méga projet attend d’être concrétisé un jour. Cette initiative de la FODISAC vise à obtenir du Gouvernement sénégalais sous le couvert du Gouvernement de la Guinée, le rapatriement des restes mortels du roi des Nalous sur sa terre natale de Sogoboly à Boké. À l’indépendance de la Guinée en 1958, le roi Dinah Salifou CAMARA, entre autres, a été élevé à la dignité de héros national par le Président Ahmed Sékou TOURÉ. En 1968, le Président Ahmed Sékou Touré obtint des Gouvernements du Gabon et de la Mauritanie le retour des restes mortels de l’Almami Samori Touré, de son griot et de Alpha Yaya Diallo, figures de la résistance anticoloniale, auxquels la Guinée a rendu tous les honneurs et dignement inhumés dans le mausolée de Conakry. Le roi Dinah Salifou et sa famille, en exil à Saint-Louis La FODISAC poursuit avec détermination son combat pour la mémoire du roi Dinah Salifou Camara, en s’appuyant sur les liens historiques, culturels et fraternels qui unissent la Guinée et le Sénégal. Des liens récemment mis à l’honneur par le célèbre chanteur Youssou Ndour lors de son dernier concert à Paris-Bercy. L’exposition « Sur les traces du résistant Dinah Salifou Camara » en présence de Madame Tawel Camara, fondatrice de la Fondation La FODISAC lance un appel à toutes les personnes susceptibles de contribuer à cette démarche, que ce soit par leur soutien, leurs témoignages ou tout élément de recherche permettant de retrouver les traces du roi. L’objectif est de préserver cette mémoire historique et de contribuer à la réalisation de son ultime vœu : reposer sur la terre de ses ancêtres, à Sogoboly, dans la région de Boké, en Guinée. Par JB & Souleymane Keita Contacter l’association https://fodisac.org +224 627 27 06 41 – 662 60 24 30 fodisac224@gmail.com