L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a présenté ce 12 mars les résultats de l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES).
Cette enquête, qui analyse la vie des entreprises au Sénégal entre 2018 et 2024, nous donne des indications intéressantes dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.
⭐Petit capital, grands défis

71,9 % des entreprises de l’hôtellerie-restauration démarrent avec moins de 1 million FCFA de capital. La grande majorité se lancent avec un capital très limité. 19 % seulement disposent d’un capital compris entre 1 et 10 millions FCFA.
Cette situation s’explique notamment par la nature même de l’activité. Contrairement à d’autres secteurs industriels ou technologiques qui nécessitent des investissements lourds, il est possible de lancer une petite activité de restauration, de bar ou de service alimentaire avec des moyens limités : un local modeste, quelques équipements de cuisine et une main-d’œuvre réduite. Cependant, ce faible capital de départ peut aussi constituer une fragilité dans le long terme, ou en cas de difficulté. Le chiffre d’affaire médian au démarrage, quand à lui, est de 2 000 de FCFA.
⭐Peu de nouvelles créations d’entreprises

Contrairement à certaines idées reçues, l’hôtellerie-restauration ne fait pas partie des secteurs où l’on crée le plus d’entreprises au Sénégal. Le secteur ne représente que 2,3 % des nouvelles créations d’entreprises. À titre de comparaison, 48,4 % des nouvelles entreprises sont créées dans le commerce et 14 % dans les services aux entreprises.
⭐Une difficulté à survivre dans le long terme

Dans ce secteur, 74,4 % des entreprises survivent à leur première année. Ce chiffre passe à 60,5% la 3e année et à 40,1% après 5 ans d’activité. Le secteur présente une fragilité notable dans les premières années, par rapport à d’autres secteurs d’activités (59.9% dans le commerce) . Autrement dit, près de 6 entreprises sur 10 disparaissent dans les cinq premières années, ce qui illustre les difficultés de gestion, de financement et de concurrence dans ce secteur.
Nous saluons à travers cet article, le travail de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) qui a réalisé un rapport très complet disponible ici. De manière générale, ces chiffrent nous donnent des informations pertinentes sur le secteur touristique au Sénégal, parfois difficiles à obtenir.
Pour rappel, le tourisme au Sénégal représentait environ 7% du P.I.B et 500 milliards de FCFA en 2019 et engendre actuellement plusieurs centaines de milliers d’emploi directs et indirects.
Les meilleurs articles du blog !















.