À travers un vaste programme mêlant préservation de la biodiversité, écotourisme et développement communautaire, Lion Rouge souhaite réintroduire le légendaire « Big Five » en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal pourrait ainsi devenir l’un des principaux terrains de cette ambitieuse renaissance écologique. Décryptage.

⭐Le projet Grand Maka Yop
Le Sénégal pourrait bientôt franchir une étape historique dans la préservation de sa biodiversité. À travers le projet « Grand Maka Yop Big 5 Safari », l’entreprise Lion Rouge prévoit d’investir plus de 120 millions de dollars afin de créer une immense réserve écologique dans la région de Kaffrine. L’objectif : réintroduire progressivement les célèbres animaux du « Big Five » et redonner au pays une place majeure dans le tourisme de safari en Afrique.
Installé au Sénégal depuis plus de seize ans, Adrian Mill, directeur général de Lion Rouge, pilote cette initiative inspirée des grandes réserves naturelles africaines. Le projet vise notamment le retour du lion d’Afrique de l’Ouest, de l’éléphant de savane, du rhinocéros, du léopard et du buffle, des espèces aujourd’hui extrêmement menacées ou disparues du territoire sénégalais.

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Lors d’une rencontre avec la presse organisée le 5 mai 2026, Adrian Mill a expliqué que cette réserve ambitionne avant tout de protéger durablement les écosystèmes ouest-africains. Selon lui, le Sénégal possède de nombreux atouts pour accueillir un tel programme, notamment sa stabilité politique, sa proximité avec les marchés touristiques européens et un patrimoine naturel encore largement sous-exploité.
Notre article : Faire un safari au Sénégal à découvrir avec toutes les informations sur les parcs, réserves, tarifs et types d’animaux à observer.
⭐La plus grande réserve privée d’Afrique de l’Ouest ?
Le projet Grand Maka Yop prévoit l’aménagement de 35 000 hectares de forêts dégradées et de terres fragilisées dans la région de Kaffrine, avec la forêt de Maka Yop comme zone centrale. À travers un vaste programme d’agroforesterie, Lion Rouge ambitionne de restaurer plus de 13 000 hectares afin de régénérer les sols, protéger les habitats naturels et renforcer la résilience climatique de la région.

L’initiative vise également à sauver plusieurs espèces emblématiques en danger critique au Sénégal, comme le lion d’Afrique de l’Ouest ou l’éléphant, tout en luttant contre le braconnage grâce à des dispositifs de protection et à l’implication des communautés locales.
Jusqu’au début du XXe siècle et même après les indépendances, certaines populations animales subsistaient encore dans des régions comme le Parc national du Niokolo-Koba. Cependant, la déforestation, le braconnage, l’expansion agricole et la pression humaine ont progressivement provoqué leur raréfaction. Aujourd’hui, le rhinocéros a disparu du Sénégal à l’état sauvage, tandis que les lions et les éléphants sont devenus extrêmement rares. Quelques individus subsistent encore dans des zones protégées, mais plusieurs espèces sont considérées en danger critique dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Au-delà de l’aspect environnemental, le projet entend devenir un modèle de développement durable avec la création de plus de 1 000 emplois, des programmes de formation, des actions de reforestation et le développement d’une agriculture durable. Un futur centre scientifique consacré à la conservation des espèces ouest-africaines est également envisagé.

Le Sénégal développe progressivement son offre de safari et d’écotourisme grâce à plusieurs réserves naturelles reconnues. La Réserve de Bandia, proche de Dakar, reste la plus célèbre avec ses safaris permettant d’observer rhinocéros, girafes, buffles et antilopes. Plus au sud, Réserve de Fathala propose des expériences immersives au cœur d’une forêt protégée. Le Parc national du Niokolo-Koba, classé à l’UNESCO, demeure quant à lui le principal sanctuaire de faune sauvage du pays, abritant lions, hippopotames et léopards.
Rappelons que le concept du « Big Five » est particulièrement présent dans l’offre touristique des pays d’Afrique australe comme le Kenya, la Tanzanie, ou l’Afrique du sud. Plusieurs réserves africaines sont aujourd’hui mondialement reconnues pour leur observation comme le parc Kruger, la réserve de Masaï Mara ou le parc du Serengeti.
⭐F.A.Q :
⭐Qu’est ce que le big five ?
Le terme « Big Five » désigne les cinq animaux sauvages les plus emblématiques d’Afrique : le lion, l’éléphant, le rhinocéros, le léopard et le buffle. À l’origine, cette expression était utilisée par les chasseurs pour qualifier les animaux les plus difficiles et dangereux à traquer à pied. Aujourd’hui, le « Big Five » est devenu un symbole du safari africain et de la conservation de la faune sauvage.
⭐Où est prévu le projet Grand Maka Yop ?
Le projet est prévu dans la zone de Kaffrine, située à environ 50 km de Kaolack
⭐Où peut-on actuellement faire un safari au Sénégal ?
Il existe plusieurs parcs et réserves privées au Sénégal qui permettent d’observer des animaux sauvage (pas encore de big five). Les plus connus sont la réserve de Bandia, le Parc du Niokolo Koba et la réserve de Fathala. Tout savoir dans notre article dédié ici.
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