Les suspensions de lignes, conséquences directes du conflit au Moyen-Orient.
Face à la flambée des prix du kérosène liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la compagnie Royal Air Maroc a annoncé la suspension provisoire de plusieurs dessertes européennes et africaines. Une décision qui illustre les premières répercussions concrètes de la crise énergétique sur le secteur aérien.
Dans un communiqué relayé par les médias marocains, la compagnie explique devoir adapter son programme de vols en raison de « la forte hausse des prix du kérosène » mais également d’un ralentissement de la demande sur certaines lignes.

Parmi les liaisons concernées figurent plusieurs vols au départ de Tanger et Marrakech vers l’Europe mais l’Afrique est aussi particulièrement touchée. Les dessertes depuis Casablanca vers Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala, Yaoundé et Libreville sont également suspendues.
Malgré cette réorganisation, Dakar reste épargnée par les mesures annoncées. La liaison stratégique entre Casablanca et Dakar continue d’être opérée normalement par Royal Air Maroc, avec environ deux vols quotidiens, soit près de 19 à 21 vols par semaine selon les périodes.

Au-delà du cas marocain, cette situation est suivie de près par l’ensemble du transport aérien mondial. Plusieurs compagnies commencent déjà à ajuster leurs capacités face à la hausse des coûts énergétiques et à l’évolution de la demande. En Europe, Transavia a également annoncé des annulations de vols ces dernières semaines.
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